6 au 30 juin 2015 – Exposition « Au nom de la rose » au Showroom Galerie 7

Exposition de dessins textiles à motifs de rose et de fleurs. L’exposition montre la source d’inspiration qu’est la rose dans le textile et le dessin textile, permettant une incursion dans le dessin textile et son histoire.

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Prix entre 40 et 120 euros

La rose

La relation entre les dessinateurs et les fleurs est prépondérante à Lyon et connaît son moment le plus fort au XVIIIe siècle. « Parmi les fleurs, la rose occupe une place de choix et c’est ce qui explique que les roses lyonnaises et les rosiéristes sont si réputés au XXe. À la fin du XVIIIe siècle, un dessinateur occupe une place remarquable car il est un de ceux qui est parvenu à se « faire un nom » : Philippe de Lassalle (1723-1804) qui a notamment une prédilection pour les roses. « Il l’a si bien composée qu’on dirait qu’il l’a posée toute fraîche sur le tissu » (Henri d’Hennezel « La rose dans le décor textile du XVIIIe, 1923). C’est aussi à cette époque que s’illustrent des peintres et dessinateurs comme Jean-François Bony, Jean-Baptiste Pillement et Antoine Berjon. Berjon et Bony pratiquent à la fois la peinture et le dessin pour la fabrique. Ils enseignent aussi l’un et l’autre dans la classe de fleurs. Ils ont réalisé de nombreux modèles pour les soyeux, tout en développant une production picturale autonome spécialisée sur les fleurs.

La rose à Lyon a un dessin très particulier et reconnaissable. Les pétales ont un léger « retroussé », qui fait reconnaître la rose lyonnaise.

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Le dessin textile

Un métier méconnu. Le dessin est à la fois le plus visible et probablement le plus méconnu du système de production de la soierie lyonnaise, comme si trop évident, il était passé sous silence. Il est difficile aujourd’hui de comprendre précisément ces métiers du dessin, car les acteurs qui ont effectué cette phase de la production sont demeurés dans l’ombre. La Fabrique lyonnaise n’a pas su, pas voulu ou tout simplement pas pu, mettre en avant cette fonction. Les dessinateurs demeurent très largement méconnus. Certains noms sont repérables, mais quasiment aucun n’a atteint une notoriété suffisante lui permettant de s’imposer, soit en tant qu’artiste, soit en tant que « designer » pour utiliser une notion contemporaine.

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Les dessinateurs contribuent néanmoins à l’élaboration de plusieurs types de tissus : les façonnés, les imprimés et les brodés. En effet, ils pouvaient composer des dessins pour des tissus façonnés, c’est-à-dire des tissus pour lesquels le motif est réalisé par l’entrecroisement des fils. Par ailleurs, ils créent des dessins destinés aux tissus imprimés. Enfin, ils peuvent préparer des motifs qui seront brodés sur une étoffe. Le « statut » de ces dessinateurs est très divers. Certains sont des artistes indépendants, d’autres sont employés, d’autres ont une situation intermédiaire.

Ainsi, certains dessinateurs travaillent en indépendants comme Jean-Démosthène Dugourc (1749-1825) ou Jean Pillement (1728-1808). C’est-à-dire qu’ils peuvent travailler pour la soierie, mais ils ont aussi une production qui leur est propre dans le champ de la peinture notamment. D’autres dessinateurs sont employés pas le Garde-Meuble royal (puis impérial), ancêtre de l’actuel mobilier national, parmi eux, on trouve les noms de Jacques Gondouin, Alexis Peyrotte, Saint-Ange. Cependant, la plupart des dessinateurs qui travaillent pour la soierie lyonnaise, travaillent essentiellement pour elle et dans un quasi total anonymat : ils appartiennent à la Fabrique et ne signent pas leur travaill.

Rares sont les maisons de soierie qui ont des dessinateurs maisons, qui ne travailleraient que pour elles. Parmi, ces exceptions, on peut citer la maison François Ducharne dont le cabinet de dessin comptait une trentaine de dessinateurs, sous la direction de Michel Dubost (début du XXe siècle). Bianchini-Ferier passa très tôt (en 1912) un contrat avec le peintre d’origine havraise Raoul Dufy pour qu’il lui fournisse des dessins.

Pour Edouard Aynard, un des observateur les plus pertinents de la situation de la soie à la fin du XIXe siècle « Si l’on veut le développement véritable des arts industriels, il faut honorer davantage ceux qui les exercent. Il faut que celui qui crée une belle étoffe, une belle pièce d’orfèvrerie ou un beau meuble soit au moins encouragé à l’égal d’un médiocre paysagiste ».

En 1883, Antoine Gailleton, nouveau maire de Lyon présente à la séance du Conseil municipal un plaidoyer pour une école d’apprentissage destinée aux enfants des ouvriers de la soie, de manière à ce qu’ils puissent apprendre le métier. Il demande alors la création d’une école de tissage, qui donnerait aux ouvriers tisseurs l’instruction théorique qui leur manque et aux employés des maisons de soierie l’instruction nécessaire à l’exercice de leur métier. C’est aussi à cette époque que la mode change et que le goût pour les soies façonnées revient.

Inspiré d’une note rédigée par le comité de pilotage de la Mission soie, animé par Bruno Delas.

Jardin de roses place Gailleton

Les techniques végétales de la Ville de Lyon, grâce à Monsieur Bernard Maret aident à la plantation autour de la place Gailleton, dans le sol, aux pieds des murs des immeubles, de rosiers qui seront entretenus par les commerçants de la place, relayés par les habitants du quartier. Cette plantation a débuté au mois de novembre 2014. Elle complète le jardin de la place qui est déjà planté de roses blanches et de roses pâles. Cette plantation se développe dans le temps et se poursuivra dans la rue de Charité où un collectif se regroupe.

Ainsi quatre nouveaux habitants se sont installés, il s’agit de Pierre de Ronsard, Madame Solvay, Red Parfum et Zéphirine.

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